samedi 20 février 2010

Premier texte.


« Je savais qu'elle allait me manquer. Je savais qu'elle allait revenir dans ma mémoire un jour. Je savais qu'elle allait torturer mon coeur encore un moment. Mais je ne savais pas que je l'aimais encore tant aujourd'hui. Sa bouche pulpeuse, ses yeux gris, sa poitrine et son postérieur qui affirmait que son corps était joli et qu'elle avait de belles formes là où il fallait. Elle avait une façon de s'habiller qui était très simple. Elle mettait des t-shirt qui lui serrait et des slims de couleurs. Elle avait un tatouage dans le dos et un piercing à l'arcade. Ses baisers me manquent, tout me manque chez elle. On a eu une relation qui à duré neuf mois. Mais une relation qui m'a fait comprendre en quoi consistait d'être amoureux. C'était mon véritale amour et je ne l'oublierais jamais.

La neige se transforme en pluie. Elle claque sur mon menteau. Elle claque sur les carreaux du château. Le souffle du vent vient me faire couler le nez. Le soleil s'est câché depuis bien longtemps et les feuilles des arbres aussi. Il n'y a plus de fleurs en cette saison. Pour moi il y en aura plus. Je broie du noir et j'en suis conscient, mais je ne le dirais pas aux autres de peur qu'ils me prennent en pitié. J'ai pas envie qu'on m'aide, j'ai envie qu'on me laisse tranquille, tout simplement. Je m'allume une cigarette pour oublier tout ceci. Du moins, essayer. Les gens sont peu nombreux ici. Vu le village c'est un peu normal. Certains circulent sous la tempête. Certains font leurs courses. Et certains sont bien au chaud chez eux, et heureux.

Je termine ma séance de clopage et j'entre dans ce château. Le plafond est haut. Le décor est somptueux. Till fait pareil que moi et regarde cette hauteur impressionnante. Il est peint en blanc et c'est fissuré. Les portes sont de couleurs or et il y a des canapés en cuir. Merveilleux. C'est merveilleux. J'ai jamais vu un aussi bel endroit. En m'asseyant dessus je m'aperçois que j'ai oublié ma guitare. Je vais donc la chercher et la pose sur une chaise. Une chaise en argent. Mes pensées se dirigent encore vers ma Margaux.

Elle est imprimée dans mon cerveau, elle s'accroche. Elle s'accroche trop d'ailleurs et j'aimerais travailler serein. Je triture mes doigts sur mes jambes et laisse vagabonder mon regard sur le pot de fleurs posé devant moi. Mon pied droit vient taper le sol comme un martaupiqueur. Mes oreilles sifflent. Je suis exténué. Je sens alors une paluche se poser sur mon épaule. Je la regarde. Sans réaction. Je ne bouge pas et reste planté comme un con sur cette fichue chaise. À croire que j'y suis collé. La personne me laisse en paix après avoir attendu deux bonnes minutes sans réponse de ma part »


Comment le trouvez vous ?!

3 commentaires:

  1. J'adore ce texte, c'est magnifiquement bien raconté. On s'y croirait *o*

    RépondreSupprimer
  2. Ah! un peu court pour véritablement savoir - disons que c'est alléchant - on a tous les éléments pour s'accrocher: on sait que c'est Richard le narrateur, on sait qu'il y a un souci avec Margaux, on se doute que ça se passe à Beesenstedt (orthographe incertaine) - enfin, le chateau où ils ont répété en 2008, bref! tous les éléments pour s'accrocher.
    La prose est simple, directe. Je pense que ça correspond bien au personnage de Richard. Il faudrait en voir plus pour dire mais dans l'ensemble, je dirais que c'est prometteur!

    RépondreSupprimer
  3. Hahaha, je suis trop forte. Non je déconne, j'écris comme ça, mais quand ça me vient, j'écris un pavé de cinquante ligne. Et
    sinon, merci pour ton commentaire là-dessus. J'ai encore un texte en tête et je vais essayer de le faire.

    RépondreSupprimer